jeudi 11 décembre 2014

Conférence climat de Lima 2014


Les informations ci-dessous proviennent du site officiel du Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
 
La vingtième Conférence des parties (COP20) à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques se tient à Lima au Pérou du 1er au 12 décembre 2014. Elle sera déterminante pour la Conférence climat de Paris 2015 (COP21/CMP11) qui doit aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C.

LES QUATRE PRINCIPAUX SUJETS DE LIMA

I. Une première ébauche de texte de l’accord de « Paris 2015 »

La future présidence française aura un intérêt particulier à ce qu’un premier consensus soit trouvé à Lima sur la structure du futur accord de Paris. Il faudra aller aussi loin que possible pour réduire le nombre des points qui devront faire l’objet de négociations et de compromis durant l’année 2015.

II. Le contenu des contributions nationales à soumettre début 2015

À Lima devront être précisées le type d’informations qui devront être indiquées dans ces contributions, pour que ces documents soient clairs et favorisent la confiance entre les États. Il est également souhaitable que soient précisés d’ici la fin de l’année le calendrier et les modalités envisagés pour discuter des contributions, entre le moment de leur communication et la COP21 de 2015.

III. L’agenda des solutions

Lancé notamment avec le Sommet pour le climat organisé par Ban Ki-Moon en septembre à New York, l’agenda des solutions est un enjeu nouveau et central, qui rassemble les engagements et initiatives d’acteurs non étatiques (collectivités, ONG, entreprises) et met en avant la maturité de solutions économiques et technologiques.

De plus en plus de pays soutiennent l’idée d’actions volontaires en support de l’accord intergouvernemental, à condition que ces actions ne viennent pas en substitution des responsabilités des gouvernements.

Au contraire, cet agenda des solutions vise à encourager les pays à signer ce futur accord en démontrant que la lutte contre les changements climatiques, longtemps considérée comme une contrainte, s’avère être une opportunité porteuse d’emplois, de confort, etc.
Le secrétariat de la Convention, l’équipe du Secrétaire général des Nations unies et le gouvernement péruvien souhaitent travailler avec la future présidence française pour construire un ensemble de résultats tangibles en vue de l’accord de Paris 2015.

IV. Une décision qui reconnaisse le travail accompli sur le relèvement de l’ambition pré-2020 

L’apport de nouveaux financements est un élément essentiel d’un accord global sur le climat. La confiance entre pays en développement et pays développés passe en particulier par le respect des engagements pris par ces derniers, à la fois en termes de réduction des émissions et de financements. Le financement public de la lutte contre les changements climatiques (Fonds vert, banques de développement, etc..) fait donc partie intégrante de la négociation. La France est à l’initiative de discussions additionnelles sur ce sujet et cherche à mobiliser les acteurs financiers privés pour qu’ils contribuent à réorienter les capitaux publics et privés et les amènent à financer la transition vers une économie mondiale sobre en carbone.


 

mardi 9 décembre 2014

La CEMEP au 3ème symposium international d'Agadir



Les travaux de la CEMEP seront présentés à Agadir les 18 et 19 décembre 2014 au 3ème Symposium International sur le Développement Durable Euro-Africain des Énergies Renouvelables : Oxymore Financier et Complémentarité Sociale et Environnementale, à Agadir au Maroc. Ce symposium sera présidé par Rachid Boutti expert au Comité chargé d'élaborer le rapport sur la création d'une Communauté Economique Maghrébine de l'Energie et des Phosphates.

Les travaux de la CEMEP seront présentés par Gilles Bonafi, coordinateur du projet CEMEP, expert international en analyses économiques et Tewfik Hasni ancien directeur stratégie de Sonatrach, père fondateur de la première compagnie algérienne versée dans le renouvelable, lui aussi membre du Comité CEMEP. Ils présenteront leur étude : « La révolution énergétique algérienne : un modèle pour le Maghreb ». Une étude cruciale pour l’avenir de l’Algérie et de l’ensemble du Maghreb avec un véritable changement de paradigme. Au menu :
- Diminution de la consommation de gaz avec le développement de centrales mixtes solaire-gaz ;
- Développement du solaire thermique à grande échelle ;
- Arrêt de l’exploitation des gaz de schistes un non-sens économique et écologique ;
- Création d’un vaste réseau électrique « intelligent » euro-maghrébin qui passera donc par la mise en place des smarts grids ;
- Ancrage de l’Algérie (et du Maghreb) dans l’économie de la connaissance ;
- Développement d’une véritable filière solaire (fabrication d'héliostats, mise en œuvre, entretien, climatisation solaire, etc.) ;
- Développement de clusters agricoles et agroalimentaires ;
- Rechargement en eau des bassins endoréiques (Wall-e programm) qui permettra la création d’immenses oasis et donc de lutter contre la désertification avec un développement agro-industriel (et solaire thermique) sans précédent ;
- Nouvel aménagement du territoire en incitant les populations à aller vers le sud, la priorité des priorités pour l'Algérie ;
- Financement novateur par le développement du private equity participatif excluant l’intérêt (riba). Création d’une finance durable, sociale et solidaire par la mise en place de l’Ijara, du Salam, du Qarḍ al-Hasan et de la Moughawala. Le développement d’un fonds d’investissement spécifique pour la diaspora maghrébine sera à l’honneur car le projet a pour objectif d’englober l’ensemble du Maghreb et d’être un pont entre le Maghreb et l’Europe ;
- Création d’une monnaie complémentaire commune d’échange entre les pays du Maghreb, le dinrham tout d’abord basé sur un panier de monnaie puis, dans un second temps, sur l’or et l’argent.

Le 3ème Symposium International 2014 Euro-Africain en Développement Durable (DD), Energies Renouvelables (EnR) et Efficacité Énergétique (EE) aura lieu à Agadir du 18 au 19 décembre 2014. C’est l’un des plus importants Symposium Scientifiques en Développement Durable dans le pourtour Euro-Africain. Le thème retenu pour cette édition est « Développement Durable Euro-Africain des Énergies Renouvelables : Oxymore Financier et Complémentarité Sociale et Environnementale ». Plus de 150 congressistes sont attendus à ce Méga évènement couvert par la presse nationale et internationale, viendront ainsi débattre de sujets d’actualité dans les domaines du Développement Durable, des Énergies Renouvelables et de la Transition et de l’Efficacité Énergétique. Ils vont de l’enseignement des modèles économiques, des Énergies Renouvelables, de l’Efficacité Énergétique, de l’Économie Dé-carbonée et de l'Urbain, de l'Environnement, du Développement Durable et de la Responsabilité Sociale et Environnementale. « Notre objectif est de partager avec les chercheurs, les professionnels et les partenaires associatifs du monde Euro-Africain nos valeurs pour un Développement Propre et montrer l’intégration Euro-méditerranéenne et Euro-Africaine dans les problématiques liées au Développement Durable des Energies Renouvelables et à la Responsabilité Sociale et Environnementale », déclare Dr & Pr Rachid BOUTTI, Président du 3ème Symposium International.

Ce 3ème symposium sera un tremplin pour la CEMEP et l'occasion pour les membres du Comité - présents lors de cet évènement exceptionnel - d'échanger leurs idées.

L'excellent magazine Le Phare publié au Maghreb a fait l'écho de cette rencontre dans son numéro 186 de novembre 2014.